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06 mai 2007

Commentaires

jean-marie wolff

Les Français viennent brutalement de refermer la page du progressisme qu'ils avaient ouverte en 1981. Ils ont ainsi clairement manifesté leur volonté de voir réhabilitées les valeurs qui fondent notre civilisation : travail, famille, nation, respect, ordre, mérite. En se rendant massivement aux urnes, les électeurs ont montré qu'ils croient encore à la politique. Mais ce score sans appel n'en constitue pas pour autant un chèque en blanc pour le nouveau président. La barre est placée très haut, et cela met Nicolas Sarkozy dans l'ardente obligation de ne pas décevoir

jean-marie wolff

LA FIN D'UNE HEGEMONIE

Une des raisons majeures de la victoire de Nicolas Sarkozy est la perte de l'hégémonie culturelle que la gauche exerçait sur ce pays depuis mai 68. Hégémonie qui avait failli lui apporter la victoire dès 74. François Mitterrand, sentant comme personne où soufflait le vent de l'histoire, l'avait alors prédit : "La victoire de la gauche est inéluctable ". Mais cette vision généreuse de l'homme qu'a été le progressisme ne se nourrissait que d'elle-même et de sa certitude d'avoir raison contre tout et tous. Inutile donc de l'adapter car elle était souveraine. Forcément. Le décalage entre les mots et les choses s'élargissant, elle a fini par se heurter au mur de la réalité. Mais à mesure que les yeux s'ouvraient, s'installait une police de la pensée de gauche qui interdisait de dire les choses telles qu'elles étaient. Nicolas Sarkozy a brisé ce tabou et a pulvérisé ce Mur de Berlin. Aujourd'hui et pour longtemps, la pensée dominante est clairement à droite.

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